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La petite Histoire du journal Vivre du Centre communautaire Val-Martin, de 1979 à aujourd’hui…

La petite Histoire du journal Vivre

 

La petite Histoire du journal Vivre

du Centre communautaire Val-Martin, de 1979 à aujourd’hui…

En mai 1979 a été créé le journal La Voix d’ici, visant à informer les locataires des immeubles Val-Martin de leurs droits et des dossiers en cours. À cette époque, il y avait aussi une association de locataires au sein de laquelle se retrouvait différents comités de travail, dont les comités relogement, loisirs, relations extérieures, cogestion, entraide locale et journal. Les locataires des immeubles Val-Martin étaient très impliqués, ainsi, au plus fort de leur implication, un bureau leur est fourni en haut de la Société de gestion immobilière (SGI). Aujourd’hui la SGI n’existe plus, c’est L’Office municipal d’Habitation (OMH) de Laval qui voit à la gestion des Immeubles Val-Martin. Le bureau y était toujours lors de l’arrivée de la directrice du Centre communautaire Val-Martin (CCVM), Manon Rousseau en 1991. L’association veillera durant toutes ses années à informer et sensibiliser les locataires de leurs droits et à les faire valoir auprès de la SGI.

En janvier 1989 la Voix d’ici devient le Martinval, de nouvelles chroniques sont ajoutées, de nouvelles orientations animent le conseil d’administration de l’association de locataires. On parle de mieux servir les intérêts des locataires. Gilles Lapierre est directeur de la SGI et écrit dans le journal. Il est très sensible aux besoins et réalités des locataires.

En septembre 1990 a l’assemblée de fondation du CCVM. En 1991, le journal Le Martinval devient le Vivre ensemble et déjà les bases du CCVM sont jetées par les locataires.

En mars 1991, Gilles Lapierre, le directeur de la SGI, responsable des Immeubles Val-Martin, libère un budget destiné à l’agrandissement d’un stationnement pour embaucher une personne responsable de la mise en place des activités communautaires. Il embauche Manon Rousseau le 18 mars 1991, une fille qui a grandi dans le quartier, travailleuse sociale de surcroît, qui connaît le monde à partir de leurs ressources et de leurs forces et non à partir de leurs manques, pour voir à la mise en place des différentes activités tel qu’établi par les membres.

En avril 1991, on jette ensemble, en collectif (Gilles Lapierre, Josée Poitras en poste à L’Office municipal d’Habitation de Laval encore aujourd’hui et Manon Rousseau directrice du CCVM), les bases de ce que deviendront le journal communautaire Vivre, la Halte-garderie, le Programme d’aide à la famille, la maison des jeunes et le Comptoir d’entraide. Une phrase que Manon Rousseau répète souvent et qui illustre bien comment le CCVM s’est développé : « Nous n’avons rien inventé, nous avons écouté et mis en place avec les gens à partir de leur réalité et de leurs besoins ». Ainsi, durant ces premiers mois seront mis en place les déjeuners ensoleillés, le journal Vivre ensemble, les jardins communautaires, un centre de documentation, et offert de la relation d’aide individuelle, des références, etc.

En janvier 1992, c’est l’arrivée de Brigitte Kalamaras à la Halte-garderie du CCVM, quelques mois plus tard, elle prendra le relais du journal « Vivre ensemble » et sera à ce poste par le biais de différents programmes jusqu’en avril 1994.

Au printemps 1994, Brigitte Kalamaras devient intervenante au PAF (aujourd’hui la Maison de la famille) et cède la place à Georges Théberge, au journal Vivre, qui en devient le rédacteur. Le journal prendra de l’ampleur tant en termes de contenant que de contenu et deviendra au fil du temps « Les communications Vivre », un lieu d’insertion en infographie.

En juillet 1996, Le journal « Vivre ensemble » devient le journal « VIVRE » d’où émergent les « Communications Vivre ». Ce service du CCVM devient, grâce au fonds d’aide à l’innovation, un plateau de travail en infographie pour adultes effectuant un retour au travail. Les « Communications Vivre » sont le précurseur de FLAM, (la formation lavalloise en application Multimédia) qui deviendra un organisme autonome à part entière et volera de ses propres ailes sans l’aide du CCVM.

1997 une grande année honorifique, Le CCVM, c’est développé et consolidé et commence a récolter le fruit de ses efforts et vas gagner plusieurs prix.

  • Prix pour le journal Vivre, Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ) (2e prix article d’opinion et 2e prix conception publicitaire)
  • Prix Agnès-Higgins de Centraide (mention spéciale pour l’ensemble de l’œuvre de l’organisme)
  • Prix d’excellence Persillier Lachapelle du Ministère de la santé et des services sociaux (soutien aux groupes les plus vulnérables)

De 1996 à mars 2018, c’est plus de 200 parutions papiers et ensuite informatisées. Le Journal VIVRE c’est plus de 22 ans de textes porteurs des façons de faire du CCVM, de l’éducation populaire, à la sensibilisation, conscientisation et ce, toujours en lien avec les réalités de la population du quartier. Dans ses plus grandes années, le journal était imprimé en plus de 5000 copies. Les 10 premières années, le journal sortait 4 parutions par année et même 12 à son apogée.

Depuis 2010, après une mûre réflexion au sein de l’équipe, nous avons choisi de produire 3 parutions par années soit :

  • En mars : le CCVM au cœur de la réflexion. On y retrouve des articles de fond, touchant les participants, les problématiques qu’ils vivent, les enjeux du quartier, etc.
  • En mai, le CCVM au cœur des gens. On y retrouve des témoignages de participants, des nouvelles, etc.
  • En septembre, le CCVM au cœur de l’action. On y retrouve la programmation automne-hiver du CCVM.

En 2014, suite à une discussion de l’administration et les efforts déployés à faire de notre rapport annuel un outil non seulement quantitatif, mais surtout qualitatif, nous avons décidé de mettre fin à la publication du mois de mai, au cœur des gens, puisque nous retrouvions le même contenu dans notre rapport annuel.

Depuis mars 2018, suite à une grande réflexion sur nos outils et moyens de diffusion et une évaluation du Journal VIVRE, le CCVM a pris la décision de ne plus concevoir de Journal dans sa forme original. Dans les dernières années, nous avons constaté une baisse de la demande pour le format papier et le journal était majoritairement lu par le biais de nos pages Facebook et de notre site internet (www.ccvm.org, sur lequel se retrouvent les journaux des dernières années). L’équipe du CCVM a donc pris la décision de continuer de vous informer et de vous sensibiliser et de vous toucher, mais d’une façon plus efficace pour nous.

Ainsi, à partir de maintenant, en mars et septembre de chaque année, c’est par le biais de nos pages Facebook CCVM, Ça CLIQ et Maison des jeunes et de notre site internet, que nous vous transmettrons des articles qui nous parlent et qui vous parlent. À raison d’un article par jour durant le début du mois de mars, nous relayerons des articles sur nos réseaux sociaux. Vous y retrouverez des articles des articles de fond touchants les participants, les problématiques qu’ils vivent, les enjeux du quartier. Pour le mois de septembre, nous ferons la même chose avec la promotion de nos activités pour la rentrée et pour la programmation automne-hiver ! En espérant que vous aurez encore du plaisir à nous lire !

Bref, la formule a changé, mais notre priorité et le moteur du CCVM n’ont pas changé, c’est vous !

 

Noémie Barolet
Adjointe de direction au CCVM